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Adapei des Hautes-Pyrénées
Adapei des Hautes-Pyrénées

Zoom professionnel Madelaine Etcheberrigaray

Zoom professionnel Madelaine Etcheberrigaray

Rencontre avec Madelaine Etcheberrigaray
Infirmière
Fam l’Espoir à Bonnefont

> Bonjour, d’où êtes-vous originaire et quel a été votre parcours avant d’arriver à l’Adapei?
Originaire des Pyrénées Atlantiques, je suis né à Oloron Sainte Marie.
J’ai fait mes études dans la région parisienne. Jeune diplômée, j’ai commencé à travailler à la MAS de Montastruc puis je suis partie faire du libéral dans le secteur de Tournay, Castelnau-Magnoac et de la Dialyse sur Lannemezan.
J’ai également exercé en libéral et en clinique dans le sud-est, sur Aigues-Mortes. Revenu proche du Gers pour des raisons familiales, j’ai continué à travailler en indépendante à Masseube et à Mirande.

Puis, il y a  5 ans, fatigué et  au bout de l’expérience libérale, j’ai souhaité changer de secteur.
Et j’ai intégré l’Adapei. Ça a été un mariage de raison et un véritable mariage d’amour avec mes résidents.

>En quoi consiste votre quotidien d’infirmière au sein du Fam l’Espoir à Bonnefont ?
Il y a deux parties dans mon travail au quotidien. La première concernant le soin : traitement à préparer et à donner, régler les quelques accidents de la vie, les chutes… Et la deuxième partie correspond à la coordination avec le suivi des pathologies, les rendez-vous à prendre, le travail de coordination avec les équipes, prendre le temps d’expliquer, d’écouter,…

>Avez-vous remarqué une évolution dans pratique depuis ces 5 ans ?
J’ai eu la chance d’arriver au FAM avec des jeunes qui ont amené une dynamique, avec une montée en compétences dans la prise en charge. Nous avons travaillé ensemble sur la bienveillance et l’accompagnement de la personne. Et notamment des personnes avec des comportements violents.
Egalement, avec l’aide des réseaux de soin palliatif et de l’HAD, nous nous sommes formés pour progresser dans l’accompagnement des personnes en fin de vie. Les équipes sont montées en compétences.

>Quelle est votre plus belle expérience ?
Je pense à un résident qui était stigmatisé comme le mauvais objet, un intermédiaire entre l’homme et l’animal. Nous avons réussi à le ramener vers nous, avec de la confiance, de la patience et de l’aide extérieure. Et aujourd’hui ce résident va bien. C’est une réussite d’accompagnement et de travail en équipe.

>Quelles sont les difficultés que vous pouvez rencontrer dans votre quotidien ?
Nous travaillons avec des personnes qui sont non verbalisantes. Il est très difficile de les comprendre. Une personne est-elle souffrante parce qu’elle a mal, parce qu’elle est angoissée… ?
Nous rencontrons également des difficultés au quotidien pour prendre des rendez-vous. Il faut savoir que c’est deux fois plus compliqué que pour les personnes valides. Il est très difficile de trouver des professionnels extérieurs pour s’occuper des personnes handicapées convenablement. Nous évoluons dans une société où la différence est très peu acceptée. Nous pouvons constater des progrès mais il y a encore du chemin à parcourir…

>Aujourd’hui c’est votre dernier jour avant la retraite. Avez-vous des projets pour cette nouvelle vie qui vous attend ?
D’abord, nous partons, avec mon compagnon, trois mois en vacances en nous laissant porter par notre bon plaisir. Au départ, nous avons pour projet de parcourir la Corse et la Sardaine avec un camion que nous avons totalement aménagé. Sans organisation, nous nous laisserons guider par nos envies du moment.
J’ai envie de sortir de l’obligation d’organisation du quotidien. Je voudrai faire de ma retraire une anti-planification, rester libre et limiter les contraintes.

J’ai adoré travailler au Fam avec mes collègues, c’était une belle expérience.
L’équipe de direction nous fait confiance et nous respecte. Et quand on travaille avec des gens qui nous font confiance, on a envie de donner le meilleur.


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