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Adapei des Hautes-Pyrénées
Adapei des Hautes-Pyrénées

Zoom professionnel Audrey BARROZI

Zoom professionnel Audrey BARROZI

Rencontre avec Audrey BARROZI
Aide-soignante de nuit
Mas le Bosquet à Montastruc

> Bonjour, d’où êtes-vous originaire et quel a été votre parcours avant d’arriver à l’Adapei ?
Originaire de Tarbes, j’ai d’abord réalisé des études de cuisine (BEP), puis j’ai pris un peu de temps pour chercher ma voie professionnelle.µJ’ai ensuite travaillé dans le thermalisme et notamment six saisons aux thermes de Capvern. J’en garde un très bon souvenir.
Après avoir postulé à l’Adapei des Hautes-Pyrénées en 2008, j’ai été embauché à la Mas le Bosquet à Montastruc où dans un premier temps j’ai effectué différents postes comme la cuisine, la lingerie et le ménage.
Travailler dans le médico-social, proche des résidents et des professionnels du soin, m’a donné envie d’évoluer. J’ai suivi la formation d’AMP et obtenu le diplôme. C’était une période un peu difficile, il fallait que je me paye les études. Je faisais quatre métiers en même temps.
Puis en tant qu’AMP, j’ai travaillé sur les groupes et me suis orientée vers un travail de nuit à partir de 2015.
Il y a deux ans, l’Adapei m’a proposé de m’aider financièrement pour passer les modules qui me restaient pour évoluer sur le poste d’aide-soignante. Malgré des horaires de travail de nuit, j’ai réussi à valider la formation. Aujourd’hui je réalise mon métier d’aide-soignante de nuit à la Mas le Bosquet à Montastruc.

>En quoi consiste votre métier d’aide-soignante ?
Les nuits, nous sommes deux professionnels à veiller sur les personnes accompagnées.
Je suis là pour surveiller le sommeil, voir s’il y a des terreurs nocturnes, rassurer, être à côté des résidents, … C’est un autre rythme, on prend plus de temps pour chaque personne. On va chercher des outils pour les apaiser, les rassurer, comme par exemple, utiliser des lumières douces, des fonds musicaux rassurants…
Travailler la nuit est un choix. J’ai eu une opportunité et je l’ai prise
C’est un rythme qui me convient très bien. J’ai su m’adapter. Nous avons le temps pour bien nous occuper des personnes. Nous nous organisons comme nous le souhaitons.
Mais nous savons que travailler avec des horaires décalés nous exposent à de nombreux problèmes sanitaires. Nous avons plus de risques d’attraper une maladie, nous vieillissons plus vite…
Mais actuellement c’est mon choix et ça me convient.

>Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite se lancer dans ce métier ?
Quelles sont les qualités requises ?
Pour faire ce métier, il faut être très humain et savoir se remettre en question.
Le travail en équipe est aussi primordial. Il faut savoir bien communiquer avec ses collègues et ne pas avoir peur de poser des questions.
On apprend beaucoup avec les personnes accompagnées. Elles nous permettent d’appréhender différemment les comportements extérieurs, le relationnel avec les gens.

>Quelle a été votre plus belle expérience ?
Je me souviens de l’ambiance quand je suis rentrée à l’Adapei en 2008. Il y avait une très bonne cohésion de groupe. On faisait des fêtes avec tous les groupes dans le parc. C’était joyeux. C’était un vrai partage. Aujourd’hui, accentué avec le Covid, les groupes ne se mélangent pas. On ne mange pas avec les résidents. C’est un peu triste.
Mais on peut noter une bonne évolution avec ce nouvel établissement. Les chambres individuelles sont très appréciées des résidents qui les occupent.


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