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Adapei des Hautes-Pyrénées
Adapei des Hautes-Pyrénées
Un site en construction

Un relais pour la solidarité et le bonheur de vivre ensemble

Faire une synthèse d'une soirée pareille est une mission quasi-impossible. Le moindre compte rendu devient rapidement un roman, tant les émotions partagées ont été nombreuses pour la première de ce "Relais de la Solidarité- Une marche pour l'union". Rien de très étonnant à cela, quand on voit les nombreuses animations proposées et la métamorphose du site en Eden nocturne. Il en a fallut des heures aux salariés et aux bénévoles impliqués pour réaliser la vision d'Evelyne Lucotte-Rougier, présidente de l'Adapei des Hautes-Pyrénées. Une vision audacieuse mélant les arts, le sport, la convivialité et surtout la solidarité. Car, il faut bien commencer par cela, ce qui réunissait l'ensemble des participants était bien la solidarité avec le handicap. "Un handicap qui ne dort jamais" comme l'a rappelé notre présidente et c'était l'ambition de cette soirée ou chaque petite lumière dans la nuit portait le nom d'une personne accueillie au sein de notre association.

Un symbole du vivre-ensemble

L'inauguration de cette longue nuit s'est déroulée en présence de Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées, qui n'a pas hésité à puiser dans sa réserve parlementaire pour soutenir ce projet, de François-Xavier Brunet, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie, qui a prononcé un discours rappelant que nous sommes tous différents, que nous avons tous des handicaps, petits ou grands, mais que ce qui compte c'est le vivre-ensemble. Henri Fatta, maire d'Oursbelille, partenaire de la soirée, a honoré la mémoire d'Alain Schwebel, parrain de ces lieux, grâce à qui, aussi, cette soirée a pu avoir lieu. Notre présidente a tenu ensuite à ce que tous les participants se tiennent la main, avant le départ. Un symbole du "vivre-ensemble" qui s'est spontanément transformé en une belle farandole avant que les personnes en situation de handicap n' "ouvrent la marche. Car ce soir, ce sont eux qui tracent le chemin". 

en musique

La soirée a donc commencé là, entre ceux qui se relayaient sur les deux parcours, l'un de 700mètres sillonnant au sein de la ferme-jardin et un deuxième de 2km à travers la forêt, et ceux qui profitaient de la scène où se sont succédés les groupes. La soirée musicale a commencé avec l'ESAT L'évasion, un ESAT culturel et très au point avec son spectacle Sépia Mambo. Comme quoi, "tout est possible, pour les personnes en situation de handicap. Pour peu qu'on leur permette d'exprimer leurs potentialités". Cinq jeunes filles ont ensuite pris le relais sur scène. Elles s'appellent "Eras Goyatas dera Plana" et ont interprété, avec talent, une dizaine de chants en "lenga nosta". Puis, c'est un autre symbole de la société inclusive qui a pris la suite : la chorale "Solencoeur". Elle accueille en son sein des chanteurs en situation de handicap, parfois leurs parents et des chanteurs amateurs, tous unis par la simple envie de chanter, au delà des différences. Trois d'entre eux ont ensuite assuré un spectacle solo, dont le chanteur n'était autre que Simon Cassou, bien connu à l'Adapei pour ses performances scéniques. La scène a également vu passer un duo intimiste, Monique et Philippe. A l'accordéon et à la guitare, une musique du fond du coeur, qui a accompagné les premières heures difficiles de la nuit, avant que Franck, dit DJ Mac Fly, ne distille son électro élégante jusqu'au matin.

et dans l'effort solidaire

Les changements de scène, habituellement temps morts, ont été animés à la fois par la Bigourdane avec des flashmobs énergiques et souriantes, et par l'équipe d'Urban Jessy Dance et leur zumba décapante, énergique et épuisante ! 

Et pendant tous ces moments là, les marcheurs n'ont cessé de se relayer sur les parcours. L'épreuve n'était pas si difficile car l'ambiance était enchanteresse. Les capteurs des appareils photos ne rendront jamais ces sensations d'évoluer de nuit dans ce décor de lumières et pour une si belle cause.

On n'en voudra pas une seule seconde à tous ceux qui, entre 2h et 6h du matin, ont progressivement rejoint les bras de morphée, sous les tentes dans la prairie, ou carrément chez eux. L'essentiel est que chacun ait participé et que quelques uns aient tenu le pari de ne pas dormir.

De 150 marcheurs en début de soirée, il en restait tout de même une trentaine sur le site lorsque Frédéric Bousquet, directeur de la MDPH, est arrivé aux rènes de son attelage dans les brumes de l'aurore. Une visite très attendue, puisqu'elle signait l'arrivée des viennoiseries et le top départ du petit déjeuner tant attendu, après un dernier tour d'honneur quand même.

L'ambiance entre derniers participants était des plus détendus, des liens s'était naturellement tissés avec les membres de la sécurité et les pompiers présents. Ces derniers, issus des centres de secours de Bordères/Echez et d'Andrest, ont bénévolement assuré la sécurité du site, toute la nuit et avec le sourire.  Nous nous sommes quittés à regrets, mais avec la certitude de se retrouver l'année prochaine, dans cette belle ambiance, et encore plus nombreux ! Car il s'agissait cette année, d'un tour de chauffe, la deuxième édition sera exceptionnelle n'en doutons pas !

Merci à toutes et tous, bénévoles, salariés, simples visiteurs, vaillants marcheurs, musiciens, danseurs et bien sûr personnes en situation de handicap présentes... Ensemble, nous avons prouvé que c'était possible et nous avons rayonné autant que la lune ! 


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