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Adapei des Hautes-Pyrénées
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Restos du cœur

Pourquoi pas nous ?

L’idée est simple et révolutionnaire à la fois : les citoyens en situation de handicap ont le droit de participer à la solidarité envers les plus démunis.

Illustration dans les faits, grâce au très beau projet, initié et mené par Martine Sarthe, Aide Médico Psychologique  au FAM l’Edelweiss d’Azereix. Chaque mercredi, elle accompagne Charlène, Jean-Claude et Carlos pour faire du bénévolat aux Restos du cœur de Lourdes . « J’ai à cœur de parler du travail de mon petit groupe en exprimant le fait qu’ils s’investissent réellement et ont compris le sens de leur démarche dont ils sont très fiers », nous explique Martine. Pour vous montrer cette belle initiative, nous avons eu envie  de suivre cette petite équipe sur un de ses mercredis.

Récupérer les dons …

Déjà au départ du FAM, personne ne traine pour monter en voiture et rejoindre  le Centre Leclerc de Lourdes. C’est là que notre petite équipe s’occupe seule de trier des invendus dont l’enseigne de grande distribution fait don au Restos du coeur. On s’active pour trier et charger près de 500 kilos de fruits et légumes, mais aussi ce jour là des crevettes, des laitages ou des pizzas surgelées. Chacun est à son poste, aidés bénévolement du papa de Martine Sarthe et d’une collègue en repos ce jour là. Une fois le véhicule chargé tout le monde file, direction le local des « Restos du cœur » de Lourdes. En arrivant, les bénéficiaires saluent notre équipe et aident à décharger le camion.

… les redistribuer ….

Chacun épingle ensuite son badge comme tous les autres bénévoles, et en avant pour la distribution ! Charlène, Carlos et Jean-Claude sont des bénévoles comme les autres et font leur part. Tout est parfaitement huilé, chacun est très investi et complémentaire des autres bénévoles.  « Les  résidents du FAM ont clairement développé des compétences et des savoir-faire, et se retrouvent valorisés », explique Martine. La preuve en sera donnée par Carlos qui nous expliquera spontanément qu’il aime « travailler ici et aider les autres ». L’ambiance est mêlée de rires et d’émotions. Certains bénéficiaires des restos discutent un peu, profitant de ce moment de convivialité hebdomadaire, d’autres restent plus discrets et ne se signalent que par un simple sourire mais toujours avec un « merci » à la fin.

…comme les autres.

La distribution passée, tous les bénévoles se retrouvent autour d’un café, dans la salle de repos. Sur une ardoise  indiquant  les bénévoles présents ce jour là, Charlène, Carlos et Jean-Claude apparaissent de la même manière que les autres, preuve supplémentaire de leur parfaite intégration.  Une responsable nous explique qu’au début du projet « nous avions peur des  réactions des bénéficiaires, nous avions même anticipé la possibilité que certains puissent refuser d’être servis par les personnes. Mais en fait, personne n’a émis le moindre regard suspicieux. Tout s’est passé et se passe toujours très naturellement ». Personne ici n’est là pour se lamenter, mais simplement pour offrir le meilleur de lui-même dans une parfaite dignité. Les résidents du FAM ont parfaitement intégré cette dimension. La matinée se termine par la préparation d’un repas entre bénévoles. Chacun à amené de quoi partager avec les autres, participe à mettre la table ou à faire la cuisine, selon ses talents et ses possibilités.

Que dire de plus ? Difficile de décrire cette expérience, tant tout semble naturel dans ce que nous avons pu voir. Ce ne sont finalement que des personnes aux cotés d’autres personnes, unis dans un même élan de fraternité envers les plus démunis. Ça devrait être tellement banal, et pourtant c’est encore exceptionnel ! Il ne reste donc plus qu’à dire un grand merci à toutes celles et tous ceux, quels qu’ils soient pour leur implication dans ce beau projet. 


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